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Plonger dans la vie, c’est apprendre à aimer, à se relier et à s’épanouir

A toi qui veux aimer… mais qui te sens étouffé.e dès que ça devient plus profond


Tu veux aimer.

Pas à moitié. Pas “si tout reste simple”.

Tu veux aimer pour de vrai.


Tu peux ressentir du désir, de la tendresse, de l’attirance, parfois même un attachement sincère.

Tu n’es pas fermé·e au lien.

Tu n’es pas contre l’amour.


Et pourtant, dès que la relation prend une autre profondeur ,

dès que l’autre se rapproche vraiment,

dès qu’il ou elle s’attache, espère, se rend un peu plus vulnérable ...quelque chose change à l’intérieur de toi.


Ce n’est pas toujours une peur nette.

Parfois, c’est plus diffus.

Une sensation de trop-plein.

Une fatigue émotionnelle.

Un besoin d’espace qui devient urgent, presque vital.


Beaucoup de personnes vivent cela comme une disparition de l’émotion. En réalité, ce n’est pas que tu ne ressens plus.

C’est que l’émotion se fige.


Quand l’intimité devient intense, ton système nerveux peut entrer dans une forme de mise en veille.

Pas pour te punir.

Pas pour saboter la relation.

Mais pour éviter la surcharge.


C’est ce qu’on appelle parfois un gel émotionnel.

L’émotion n’est pas absente. Elle est mise sur pause.


À ce moment-là, le mental prend souvent le relais.

Tu réfléchis davantage. Tu analyses. Tu cherches des explications rationnelles, des cadres, des raisons “logiques”.


Tu te dis que ce n’est peut-être pas le bon moment. Que tu as besoin de te recentrer. Que tu étouffes un peu. Que l’autre est peut-être trop demandeur.

Ce mental n’est pas ton ennemi.

Il t’a longtemps protégé.


Chez beaucoup de personnes, il est devenu un lieu de contrôle, un espace sûr, prévisible, maîtrisable.

Là où l’émotion, elle, a été associée à quelque chose de plus risqué :

la dépendance,

la déception,

l’abandon, ou le rejet.


C’est important de le dire clairement :les profils dits “évitants” ne sont pas moins blessés que les profils dits “anxieux”.


Ils portent souvent les mêmes blessures fondamentales.

La différence ne se situe pas dans la douleur.

Elle se situe dans la stratégie.


Face à la peur de perdre le lien, certains s’accrochent. D’autres se coupent.

Deux réponses opposées à une même insécurité affective.


Quand tu te refermes, ce n’est pas forcément parce que l’autre est “trop”. C’est souvent parce que ton système interne cherche à reprendre un sentiment de contrôle, à retrouver un endroit où il se sent en sécurité.


Le besoin d’espace, en soi, n’est pas un problème.

Il est même légitime!


La difficulté apparaît quand cet espace devient silencieux. Quand le retrait se fait sans mots. Quand l’autre se retrouve seul·e à interpréter ce qui se joue, et à porter des questions qui ne lui appartiennent pas.


C’est là que la responsabilité relationnelle entre en jeu.


Comprendre ton fonctionnement ne t’oblige pas à rester.

Ça ne t’oblige pas à t’engager plus vite,

ni à dépasser tes limites.

Mais ça t’invite à reconnaître ce qui se passe en toi au moment précis où la relation devient importante.

À comprendre que ton retrait n’est pas un manque d’amour, mais une tentative de protection.


Et surtout, à ne pas laisser l’autre confondre ton gel émotionnel avec un rejet ou un désintérêt.


Aimer sans t’étouffer,

ce n’est pas t’ouvrir à tout prix.

Ce n’est pas te forcer à ressentir autrement.


C’est apprendre à rester en lien sans te perdre.

À prendre de la distance sans disparaître.

À mettre des mots là où, jusque-là, il n’y avait que du silence.


Très souvent, ce que tu cherches à préserver à cet endroit-là, ce n’est pas ta liberté.

C’est ton équilibre émotionnel.


Et ça mérite d’être compris,

avant d’être jugé.

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